50 nuances de bleu

50 nuances de bleu

Il y a l’Afrique. Puis Madagascar. Et au nord-ouest de cette grande île, il y a Nosy Be. Encore plus loin se trouve un petit caillou serti de bleu ; Nosy Iranja.

Fin mai-début juin on est absolument seul sur ce petit bout de terre et ma tente plantée sous les palmiers fait face à l’horizon. Bleu. Azur du ciel. Turquoise de la mer.

On vient ici pour arrêter le temps. Pour perdre ses repères. Pour ne vivre qu’au rythme des marées et de la brise dans les palmiers.

Nosy Iranja

On peut marcher dans les terres vers le village et jouer au ballon avec les enfants, manger du riz coco et des poissons, regarder les femmes broder leur nappe.

Tout en haut d’Iranja se trouve un phare. Je lui envie son aplomb au dessus du monde, regardant cette bande de sable qui relie l’île à un petit îlot où un hôtel, à présent fermé, recevait les voyageurs. J’ai dans le cœur un besoin de bleu, d’océan et d’immensité. Ici, je les fais entrer en moi et ferme les paupières pour ne plus les laisser partir. Ils abritent des tortues de mer, des dauphins bondissants, des batailles de corsaires et des secrets que se disputent houle et vent.

Dauphins à Nosy Iranja

Le nez planté au ciel, je reprends pourtant le chemin de la plage. L’appel de l’océan est trop tentant. Une fois la tête disparue de la surface, il n’y a plus que le silence. Et cinquante nuances de bleu.

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