Que ramène-t-on vraiment de ses voyages ?

Que ramène-t-on vraiment de ses voyages ?

Statues, temples, plages de sable blanc, monts aux neiges éternelles, sites archéologiques, mégalopoles culturelles…

Les voyages nous révèlent bien des trésors et les agences mettent en avant des patrimoines d’une exceptionnelle beauté. Récemment questionnée par la direction de l’Office du Tourisme de Ouarzazate sur ce que j’avais le plus aimé dans mon séjour jusqu’ici, je me suis entendue répondre spontanément : les gens. Etait-ce faire un affront à la richesse du patrimoine de la région, aux multiples intérêts de la ville et à la beauté ensorcelante du désert ? Me venaient pourtant immédiatement en tête le pain partagé avec les habitants de villages du Haut Atlas, les conversations profondes avec mes guides lors de nos trajets sur les pistes, la complicité chaleureuse avec la propriétaire d’un riad…

D’aussi loin que je me souvienne, les gens sont au cœur des émotions que je garde de mes déplacements. Certes, les sites Mayas du Yucatan sont époustouflants, mais ce sont les Mayas eux-mêmes, leur gentillesse et leur savoir-faire qu’ils ont partagés avec mes enfants qui peuplent mes souvenirs et mes articles une fois rentrée chez moi, ce sont les rires et les jeux des enfants quechuas dans la jungle en Equateur dont je parle aux gens interloqués que je ne m’étende pas davantage sur la ville de Quito ou l’ascension des volcans. Il y a dans la chaleur et l’immédiateté des échanges avec les peuples du monde une richesse qui fait grandir, une humanité universelle à la fois bouleversante et réconfortante qui pousse à vouloir toujours arpenter les continents à la rencontre des autres. Et tant mieux si la beauté des paysages et la richesse historique et culturelle des lieux ajoutent à l’expérience.

Enfants de peuples jadis nomades, serait-il insensé de placer l’humain au cœur des voyages ? A méditer sur vos prochaines itinérances.

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